Elle quitte Paris pour s’installer “près de la mer” mais n’y va jamais

C’est en février 2016 que Camille Jaglin quitte la capitale pour installer sa startup à Nantes. Initialement séduite par la proximité de la côte, elle n’y est toujours pas allée.

Attirée par le chant des sirènes d’un marketing territorial bien ficelé, c’est à Nantes que Camille Jaglin a décidé de déménager le siège de sa startup. Objectifs : fuir la frénésie de la capitale et profiter d’un meilleur cadre de vie. “Je travaillais mon Personal Branding sur LinkedIn quand je suis tombée par hasard sur une vidéo vantant le dynamisme économique de Nantes et sa proximité avec les plages”. Ni une ni deux, la présentation a fait mouche. “J’adore le dynamisme économique et les plages !”.

Si Camille se dit pleinement satisfaite du dynamisme de l’écosystème local et bien qu’elle profite pleinement d’une meilleure qualité de vie, son attirance pour le littoral est encore loin d’être comblée. “Être à 45 minutes de la plage n’a rien changé au fait que j’étais débordée de travail. Je ne trouve pas le temps”.

Et quand enfin elle le trouve, Camille est confrontée à des obstacles qu’elle n’avait pas anticipés. Originaire de Perpignan, elle a découvert que toutes les plages ne se ressemblent pas : “Non seulement il y a des marées, mais en plus il pleut souvent dans l’Ouest. Patauger dans la vase ou m’asseoir en imperméable et marinière sur du sable mouillé, très peu pour moi”.

Pourtant l’occasion s’est présentée une fois. “C’est comme si toutes les planètes s’alignaient d’un coup” se souvient Camille avec nostalgie, “C’était un samedi de juillet, il faisait 27 degrés avec un soleil éclatant. Alors on a sauté dans la voiture avec mon mari et les enfants direction Le Pouliguen !”. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu : “C’est comme si la terre entière avait eu exactement la même idée que nous. À quatre dans une voiture sous un soleil de plomb et coincés dans les bouchons c’était infernal. Mon plus jeune a fait une crise de déshydratation. Alors nous avons fait demi-tour”.

Pour autant, Camille ne regrette pas son choix. La jeune entrepreneuse de 32 ans y trouve son compte : “Heureusement qu’il y a des parcs comme à Paris pour mes enfants. Et puis les gens sont quand même plus sympa en province il faut l’avouer”. Elle s’est également trouvé une nouvelle lubie : le vélo. “Tout est accessible à vélo dans les villes de province ! Je le prends tous les jours. Enfin, tous les jours où il ne pleut pas”.