Après le Next40 et le FT120, le TLS10000 classe les startups françaises par ordre alphabétique

Point de laissés-pour-compte dans la Startup Nation, avec le TLS10000 toutes les startups de France figureront pour la première fois dans un seul et même classement. Le critère de sélection ? Avoir un nom constitué d’une ou plusieurs lettres de l’alphabet.

C’est un nouvel arrivant qui fait une entrée fracassante dans le cercle très fermé des classements de startups. Après le rayonnement du Next40, qui recense les startups les plus prometteuses de France, nous avons pu assister à l’émergence du FT120, un indice complémentaire au Next40, qui recense et accompagne les 120 startups… les plus prometteuses de France aussi mais qui ne sont pas les mêmes. Forte du succès de ces deux initiatives, la Mission French Tech vient de dévoiler son tout nouveau classement : le TLS10000.

Avec le TLS10000 la Mission French Tech souhaite prolonger l’effort d’inclusivité initié par le FT120, qui complétait déjà un Next40 jugé trop parisien. “Nous avions pour ambition de créer un classement pour les startups qui n’ont intégré aucun classement, pour ne pas qu’elles se sentent exclues de la dynamique French Tech” explique Salma Gahfif, cheffe de projet à la Mission French Tech et qui pilote le TLS10000. Une ouverture qui se veut totale puisque le TLS10000 (pour Toutes Les Startups 10000) recensera l’intégralité des startups de l’hexagone en les classant par ordre alphabétique : “Le seul critère d’éligibilité, c’est d’avoir un nom composé d’une ou plusieurs lettres de l’alphabet ” précise Salma.

Un classement qui ne fait pourtant pas l’unanimité au sein de la Mission French Tech. D’après une source anonyme, évoluant dans les hautes sphères de la French Tech et qui se fait appeler Kati-B, ce classement est avant tout un lot de consolation : “Le nom de code c’était MEC10000, pour Médaille En Chocolat. Ce classement n’a aucun sens”. En cause, la portée et l’utilité réelles de cette démarche : “Avec ce classement ces génies ont réinventé l’annuaire” explique Kati-B.

Côté startups, le classement a été chaleureusement accueilli et souvent perçu comme une bel outil de notoriété, bien que l’initiative soit passée inaperçue pour les startups figurant déjà au Next40 et FT120. Mais le TLS10000 a aussi laissé un goût amer pour certaines startups : “Ce classement est ridicule, scandaleux même” s’emporte Xavier Barthe, CEO de Zzywox “C’est la première fois qu’on intègre un classement et c’est pour figurer à la dernière place. Merci bien”.