“Yo Data” : Nouvelle tendance inspirée du “Yo Mama” pour se clasher entre startups

Popularisée dans les cours de récréation pour se chamailler avec des commentaires désobligeants sur les mamans de ses camarades, la pratique du “Yo Mama” (“Ta mère” ndlt) *a su s’adapter à son public avec le “Yo Data”. Le concept ? Inviter les startups à se charrier sur la gestion de leurs données informatiques. *

“Yo data are so non-structurées que même les bots Google peuvent pas crawler dedans ”, “Yo data are so non-GDPR compliant que Facebook a cru que c’étaient les siennes ”. Les exemples sont légions sur Twitter en suivant le Hashtag #YoData. Cette tendance inspirée du “Yo Mama” est née aux États-Unis après l’entrée en vigueur du GDPR.

L’objectif premier de cette initiative était de permettre aux startups américaines de moquer leurs consoeurs européennes avec cette nouvelle réglementation contraignant la récupération et l’utilisation de données personnelles des internautes mettant ainsi en péril certaines pratiques de Growth Hacking.

En remontant les posts Twitter, nous avons retrouvé l’auteur du premier tweet faisant mention du hashtag #YoData. Le 30 mai 2018, une semaine après l’entrée en vigueur du GDPR, John Higgs écrivait : “#YoData are so non consenting they joined #MeToo”. Contacté par la rédaction de Naddymess via Twitter, John Higgs ne semble pas avoir conscience d’être à l’origine d’une nouvelle tendance : “Sans déconner ? Non je n’en savais rien. Hahaha c’est drôle” nous a-t-il répondu.

Le mouvement a aujourd’hui pris une telle ampleur que des battles de “Yo Data” sont régulièrement organisées en marge des “Pitch Contest” de startups. Rémy Breille est à l’origine de plusieurs de ces “Yo Data Contest”. Pour lui, ces événements ont une portée essentiellement cathartique : “Ça permet aux startups de régler leurs comptes pacifiquement après une Pitch Session un peu enflammée” précise-t-il avant de conclure “Et puis ça fait toujours du bien de donner un petit taquet aux data des copains. C’est ce que j’appelle l’effet DILF : Data I’d Like to make Fun of”.